Il existe aujourd'hui une grande diversité de techniques de peinture, dessin et estampe, chacune comportant ses spécificités, ses vertus et ses exigences
Le choix de l'une ou l'autre de ces techniques, tant pour l'artiste que pour l'amateur d'arts, est une affaire de goût et de moyens.
La peinture
- Les pigments
- La tempera
- L'encaustique
- L'acrylique
- L'huile
- La gouache
- L'aquarelle
- L'encre
- L'aerosol
Les pigments
D’origine végétale, animale ou minérale, ils sont utilisés depuis la préhistoire.
Réduits à l’état de poudre, ils sont associés à d’autres matériaux (appelés « liants »), puis dilués ou non, ce qui fera alors la spécificité de la peinture finale.
Ils sont très appréciés pour leurs qualités esthétiques, hygiéniques, aseptisantes, isolantes, imperméables, et surtout de très haute résistance.
La tempera
Très ancienne technique « grasse » de peinture, utilisée depuis l’Egypte, puis largement en Europe, elle a fini par être remplacée par la peinture à l’huile à la fin du Moyen-Âge.
Mélange de pigments et de jaune d’œuf, le « médium », cette peinture très bon marché et lumineuse, est utilisée sur plâtre, sur panneau de bois, ou encore sur toile.
L’encaustique
Durcissant à froid, et se liquéfiant à la chaleur, l’encaustique s’obtient par mélange de cires (diverses propriétés selon le type de cire) et d’essence de térébenthine.
Incolore à la base, on y ajoute des colorants (généralement des pigments naturels).
Dense, onctueuse, et à fort pouvoir couvrant, elle est souvent utilisée pour la peinture sur bois car elle « laisse respirer », nourrit et protège le support.
L'acrylique
Peinture datant des années 50, elle connaît un franc succès aujourd’hui, très certainement dû à sa simplicité d’utilisation et son séchage rapide.
L’eau est utilisée comme diluant ainsi que pour le nettoyage des pinceaux.
L’acrylique peut être travaillé pour obtenir des effets très variés, à l’aide de médiums par exemple (pour des glacis de mat, de brillance), et s’applique sur de nombreux supports.
L'huile
Mélange de pigments et d’huile siccative (lin, noix, oeillette, carthame, soja, etc.) donnant une pâte plus ou moins consistante, pouvant aussi se diluer avec de l’essence de térébenthine pour plus d’onctuosité.
Elle est bien plus longue à sécher que l’acrylique, permettant un travail très intéressant sur l’épaisseur de la matière (à la brosse, au couteau ou au color shaper). Elle est plus difficile à manier aussi, notamment pour obtenir par mélange les couleurs souhaitées.
La maîtrise de la peinture à l’huile nécessite un minimum d’expérience.
La gouache
Peinture à l’eau opaque, proche de l’aquarelle de part sa composition, mais bien plus consistante que celle-ci. Sa consistance nous donne la possibilité de la manipuler à la manière de la peinture à l’huile : grand aplats, superposition des couches, etc.
Mélangée à l’eau, elle devient plus fluide, se rapproche de l’aquarelle mais reste toujours opaque.
La gouache a la propriété de matifier en séchant, et permet d’obtenir un beau velouté.
L'aquarelle
Peinture à l'eau, dont la principale caractéristique est sa transparence. Très liquide, cette technique nécessite une maitrise spécifique: elle est souvent appliquée sur du papier à aquarelle, sur un plan à l'horizontale et pratiquée en tenant compte de sa rapidité de séchage.
L'aquarelle permet de jouer sur les nuances et d'obtenir des résultats différents: flou ou net, couleurs intenses ou pâles, etc.
L'encre
Composée d'eau de noir fumée et de gomme laque, l'encre de Chine est de haute qualité et traditionnellement d'un noir profond, sa solidité à la lumière est très élevé. Il est également possible de jouer sur son intensité en diluant l'encre, permettant ainsi de manier la lumière et les ombres.
Son caractère indélébile, mystérieux, ainsi que sa précision participent à son succès. Elle est aujourd'hui déclinée en une multitude de couleurs.
L'aérosol
Nouvelle technique de peinture venant des États-Unis, appelée également « space painting » ou « bombe art » lorsque l'œuvre entière est réalisée en bombe aérosol.
Les principaux avantages de l'aérosol sont la rapidité de séchage et le rendu saisissant des couleurs.
Le dessin
- Le fusain
- La sanguine
- La craie
- Le crayon mine
- Le pastel
- La mine de plomb
Le fusain
Matériau gras obtenu par carbonisation de bois, le fusain est l'outil intemporel, le plus utilisé pour les dessins d'art, d'étude et les esquisses.
Les raisons de son succès: son prix très bon marché, sa simplicité d'utilisation, son noir profond, et sa précision. De plus, il peut être facilement gommé, notamment avec de la « gomme mie de pain ».
La sanguine
Provenant de l'argile ferrugineuse, sous forme de craie plus ou moins tendre, elle est proche du fusain dans son utilisation. Néanmoins, elle est plus difficilement effaçable.
Généralement rouge brique, elle est également déclinée en carmin, sépia, ocre, ...
Servant souvent à la production de croquis de corps humains, elle donne un bon rendu des modelés et des volumes.
La craie
Blanche, grise ou noire, sèche ou grasse, la craie utilisée en dessin sert essentiellement à rehausser un dessin.
Poudreuse, sa conservation est fragile.
Le crayon mine
Outil sec, allant du noir intense au gris clair. Il existe plusieurs types de crayon pouvant être utilisé en dessin: le crayon aquarelle, le crayon pastel ou encore le crayon fusain. Le crayon est apprécié pour sa précision.
L'utilisation du « repentir », couramment appelé « gomme », est déconseillé, il risque de donner un aspect sale au dessin.
Le pastel
Coloré et sous forme de bâtonnets, le pastel est le résultat de plusieurs éléments broyés et mélangés dont la gomme d'arabique, des pigments, de la colle, etc. Il existe diverses types de pastels:
- Les pastels tendres et secs, les plus répandus, et aussi les friables
- Les pastels durs, proches des craies
- Les pastels à l’huile, à la texture cireuse, peut être dilué avec une essence.
La mine de plomb
De couleur allant du noir au gris, la mine de plomb se rapproche du crayon mine, mais se différencie par l'absence d'étui de bois, son diamètre plus important et son étendue de contraste plus importante.
Aujourd'hui, on l'apparente au terme graphite, qui est en fait le matériau qui la compose.
L’estampe
- La gravure sur bois
- La lithographie
- La sérigraphie
La gravure sur bois ( en relief)
Gravure sur tablette en bois (cerisier, poirier ou buis) pour imprimer des images. L’encre se fixe sur le relief qui imprime alors l’image.
Plaque de métal (en creux )
Sur Zinc, laiton, acier, cuivre, ou plexiglas. On se serre d’une pointe (burin, pointe sèche) pour « creuser » le métal. L’encre se glisse dans les creux et fait ressortir le dessin lors de l’impression.
L’eau forte (acide) est une autre technique pour creuser les plaques de métal.
La lithographie
Plaque de pierre calcaire qui serre à imprimer en couleur. Une plaque peut servir plusieurs fois. Les artistes se servent de cette technique pour proposer au public des œuvres moins onéreuses.
La sérigraphie
Pièce de tissu à la trame serrée en soie ou nylon mis sur châssis. On place sous le châssis une feuille de papier blanche. On place sur le tissu des caches, un vernis photosensible (qui capte les photos). Lorsque l’on verse l’encre sur le tissu, l’encre se répandra en fonctions des différents supports (caches,…) mis sur celui-ci. En masquant tour à tour les différentes zones du tissu avec les caches étanches, il est possible d’imprimer successivement en plusieurs couleurs. Le tracé de cette technique est très net.